Logique et Raisonnement Mathématiques

Campus BF
1er cycle, 1re année

Logique / Raisonnement

Campus BF— Cours de mathématiques

1. Logique — Introduction

La logique mathématique est la science du raisonnement. Elle permet d’élaborer des raisonnements par enchaînements d’affirmations selon un langage et des règles précises.

  • Une affirmation mathématique peut être appelée proposition, assertion, énoncé…
  • Une affirmation dépendant d’une ou plusieurs variables est appelée formule mathématique ou prédicat.

Principes de la logique binaire

  • Une proposition mathématique doit prendre une valeur de vérité.
  • Elle ne peut prendre que deux valeurs : vraie (V) ou fausse (F) — principe du tiers exclu. Il n’y a pas de tierce possibilité.
  • Une proposition mathématique ne peut simultanément être vraie et fausse (principe de non-contradiction).
Exemple 1.1

• « \(5 < 3\) » est une assertion fausse ;
• « \(3 < 5\) » est une assertion vraie ;
• « \(x > 3\) » est un prédicat dépendant de la variable \(x\).

↑ Sommaire

Connecteurs logiques ¬, ∧, ∨

Définition 1.2 (Négation)

Soit \(P\) une proposition. La négation de \(P\) est la proposition dont les valeurs de vérité sont les contraires de celles de \(P\). Elle est notée \(\neg P\) (qui se lit « non \(P\) »).

\(P\)\(\neg P\)
VF
FV
Exemple 1.3

Soit \(n \in \mathbb{N}\) et \(P\) l’assertion « \(n\) est un nombre pair ». Alors \(\neg P\) est l’assertion « \(n\) est un nombre impair ».

Remarque 1.4 (Lien avec les ensembles)

Soit \(E\) un ensemble, \(x\) un élément de \(E\) et \(A\) une partie de \(E\).
Considérons \(P\) la propriété « \(x \in A\) ». Alors \(\neg P\) est la propriété « \(x \notin A\) », c’est-à-dire « \(x \in \complement_E A \) ».
On dit usuellement que la négation \(\neg\) correspond au complémentaire \(\complement\).

Remarque 1.5

La négation logique ne correspond pas nécessairement à la notion de contraire ou d’antonyme en sémantique. Par exemple, le contraire de « jeune » est « vieux » (et inversement), mais dire que quelqu’un n’est pas jeune ne signifie pas nécessairement qu’il est vieux…

Paradoxe du tiers exclu

  • Considérons l’assertion \(P\) : « Cette phrase contient sept mots. » C’est faux, elle contient cinq mots.
    Sa négation \(\neg P\) : « Cette phrase ne contient pas sept mots. » C’est faux, elle contient effectivement sept mots.
    On est en présence d’une phrase et de sa négation, toutes les deux fausses à la fois !
  • Considérons l’assertion \(Q\) : « Cette phrase contient cinq mots. » C’est vrai.
    Sa négation \(\neg Q\) : « Cette phrase ne contient pas cinq mots. » C’est vrai aussi.
    On est en présence d’une phrase et de sa négation, toutes les deux vraies à la fois !
    En fait, dans les deux négations, « Cette phrase » fait référence aux assertions initiales…
Définition 1.6 (Conjonction)

Soit \(P\) et \(Q\) deux propositions. La conjonction de \(P\) et \(Q\) est la proposition qui n’est vraie que lorsque \(P\) et \(Q\) sont simultanément vraies. Elle est notée \(P \land Q\) (qui se lit « \(P\) et \(Q\) »).

\(P\)\(Q\)\(P \land Q\)
VVV
VFF
FVF
FFF
Exemple 1.7

Soit \(n \in \mathbb{N}\), \(P\) l’assertion « \(n\) est un multiple de 2 » et \(Q\) l’assertion « \(n\) est un multiple de 3 ». Alors \(P \land Q\) est l’assertion « \(n\) est un multiple de 6 ».

Remarque 1.8 (Lien avec les ensembles)

Soit \(E\) un ensemble, \(x\) un élément de \(E\), \(A\) et \(B\) deux parties de \(E\).
Considérons \(P\) la propriété « \(x \in A\) » et \(Q\) la propriété « \(x \in B\) ». Alors \(P \land Q\) est la propriété « \(x \in A \cap B\) ».
On dit usuellement que la conjonction \(\land\) correspond à l’intersection \(\cap\).

Définition 1.9 (Disjonction)

Soit \(P\) et \(Q\) deux propositions. La disjonction de \(P\) et \(Q\) est la proposition qui est vraie lorsqu’au moins l’une des deux propositions est vraie. Elle est notée \(P \lor Q\) (qui se lit « \(P\) ou \(Q\) »).
On parle ici plus précisément de ou inclusif (par opposition au ou exclusif).

\(P\)\(Q\)\(P \lor Q\)
VVV
VFV
FVV
FFF
Exemple 1.10

Soit \(x,y \in \mathbb{R}\), \(P\) l’assertion « \(x=0\) » et \(Q\) l’assertion « \(y=0\) ». Alors \(P \lor Q\) est l’assertion « \(xy=0\) ».

Remarque 1.11 (Lien avec les ensembles)

Soit \(E\) un ensemble, \(x\) un élément de \(E\), \(A\) et \(B\) deux parties de \(E\).
Considérons \(P\) la propriété « \(x \in A\) » et \(Q\) la propriété « \(x \in B\) ». Alors \(P \lor Q\) est la propriété « \(x \in A \cup B\) ».
On dit usuellement que la disjonction \(\lor\) correspond à la réunion \(\cup\).

Définition 1.12 (Disjonction exclusive — facultatif)

Soit \(P\) et \(Q\) deux propositions. La disjonction exclusive de \(P\) et \(Q\) est la proposition qui est vraie lorsqu’une seule des deux propositions est vraie. Elle est notée \(P \oplus Q\) ou \(P \veebar Q\) (qui se lit « \(P\) xor \(Q\) »).

\(P\)\(Q\)\(P \oplus Q\)
VVF
VFV
FVV
FFF
Exemple 1.13

Soit \(x \in \mathbb{R}\), \(P\) l’assertion « \(x \geqslant 1\) » et \(Q\) l’assertion « \(x \leqslant -1\) ». Alors \(P \oplus Q\) est l’assertion « \(|x| \geqslant 1\) ».

Remarque 1.14 (Lien avec les ensembles — facultatif)

Soit \(E\) un ensemble, \(x\) un élément de \(E\), \(A\) et \(B\) deux parties de \(E\).
Considérons \(P\) la propriété « \(x \in A\) » et \(Q\) la propriété « \(x \in B\) ». Alors \(P \oplus Q\) est la propriété « \(x \in A \Delta B\) ».
On dit usuellement que la disjonction exclusive \(\oplus\) correspond à la différence symétrique \(\Delta\).

Propriétés 1.15 (Tautologie, contradiction)

Soit \(P\) une proposition.

  • La disjonction \(P \lor (\neg P)\) est toujours vraie ; elle est le simple reflet du tiers exclu. On dit que c’est une tautologie.
  • La conjonction \(P \land (\neg P)\) est toujours fausse. C’est une contradiction.
Propriétés 1.16 (Règles de De Morgan)

Soit \(P\) et \(Q\) deux propositions.

  • \(\neg(P \lor Q)\) et \((\neg P) \land (\neg Q)\) ont les mêmes valeurs de vérité ;
  • \(\neg(P \land Q)\) et \((\neg P) \lor (\neg Q)\) ont les mêmes valeurs de vérité.
Propriétés 1.17 (Distributivité)

Soit \(P\), \(Q\) et \(R\) trois propositions.

  • \((P \lor Q) \land R\) et \((P \land R) \lor (Q \land R)\) ont les mêmes valeurs de vérité ;
  • \((P \land Q) \lor R\) et \((P \lor R) \land (Q \lor R)\) ont les mêmes valeurs de vérité.
Définition 1.18 (Égalité dans un produit cartésien)

Soit \(A\) et \(B\) deux ensembles. On considère le produit cartésien : \[ A \times B = \bigl\{ (a,b) \mid a \in A \text{ et } b \in B \bigr\}. \] On définit l’égalité de deux couples \((a,b)\) et \((a',b')\) dans \(A \times B\) selon \[ (a,b) = (a',b') \quad \text{ssi} \quad \bigl[(a=a') \land (b=b')\bigr]. \] Le contraire de l’égalité s’énonce selon \[ (a,b) \neq (a',b') \quad \text{ssi} \quad \bigl[(a \neq a') \lor (b \neq b')\bigr]. \]

Exemple 1.19 (Égalité dans \(\mathbb{R}^2\))

On se place dans \(\mathbb{R}^2\) interprété comme un plan.

  • \(x^2 + y^2 = 0\) ssi \(x=0 \land y=0\) ssi \((x,y)=(0,0)\).
  • Négation : \(x^2 + y^2 > 0\) ssi \(x \neq 0 \lor y \neq 0\) ssi \((x,y) \neq (0,0)\).
    On a ainsi \(\bigl\{(x,y)\in\mathbb{R}^2 : x^2+y^2>0\bigr\} = \mathbb{R}^2 \setminus \{(0,0)\}\).
    Interprétation géométrique : l’ensemble des points du plan à une distance strictement positive de l’origine \(O\) est le plan privé de \(O\).
  • \(xy=0\) ssi \(x=0 \lor y=0\).
    On a ainsi \(\bigl\{(x,y)\in\mathbb{R}^2 : xy=0\bigr\} = D_1 \cup D_2\) où \(D_1=\{(x,y):y=0\}\) (axe \(Ox\)) et \(D_2=\{(x,y):x=0\}\) (axe \(Oy\)).
  • Négation : \(xy \neq 0\) ssi \(x\neq 0 \land y\neq 0\), soit encore la réunion des quatre quadrants stricts \(Q_1\cup Q_2\cup Q_3\cup Q_4\).
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Connecteurs logiques ⇒, ⇔

Définition 1.20 (Implication)

Soit \(P\) et \(Q\) deux propositions. L’implication de \(P\) à \(Q\) est la proposition qui n’est fausse que lorsque \(P\) est vraie et \(Q\) fausse. Elle est notée \(P \implies Q\) (qui se lit « \(P\) implique \(Q\) »).
La réciproque de l’implication \(P \implies Q\) est l’implication \(Q \implies P\).

\(P\)\(Q\)\(P \implies Q\)
VVV
VFF
FVV
FFV
Remarque 1.21 (Relation de cause à effet)

• L’implication ne préjuge pas de la véracité de l’hypothèse. On peut la comprendre selon « si \(P\) est vraie, alors \(Q\) est vraie ».
• Elle exprime une relation de cause à effet : « une cause implique un effet ».
• La négation de l’implication se comprend alors selon « on a une cause sans en avoir l’effet correspondant ».

Exemple 1.23

Soit \(x \in \mathbb{R}\). L’implication \((x=2) \implies (x^2=4)\) est vraie.
Sa négation s’énonce selon \((x=2) \land (x^2 \neq 4)\), elle est fausse.

Propriété 1.24 (Contraposition)

Les implications \(P \implies Q\) et \((\neg Q) \implies (\neg P)\) ont les mêmes valeurs de vérité.
L’implication \((\neg Q) \implies (\neg P)\) est appelée contraposée de l’implication \(P \implies Q\).

Exemple 1.25

La contraposée de l’implication de l’exemple 1.23 s’énonce selon \((x^2 \neq 4) \implies (x \neq 2)\), elle est aussi vraie.

Propriété 1.26 (Implications en chaîne)

Si les implications \(P \implies Q\) et \(Q \implies R\) sont vérifiées, alors \(P \implies R\) l’est aussi.

Remarque 1.27 (Implication mathématique et langage courant)

La logique mathématique peut différer de celle du langage courant. Par exemple :

  • « S’il pleut, alors mon jardin sera arrosé. » (cause = pluie, effet = arrosage) — en accord avec l’implication mathématique.
    Négation : « Il pleut et mon jardin n’est pas arrosé. »
  • « S’il pleut, alors il y a des nuages. » — la pluie est ici la cause observée entraînant l’existence de nuages comme effet. Négation : « Il pleut et il n’y a pas de nuages. »
Exemple 1.28

Soit \(x \in \mathbb{R}\). On a clairement \(x \geqslant 1 \implies x \geqslant 0\). Autres formulations :

  • Pour que \(x \geqslant 1\), il faut que \(x \geqslant 0\).
  • Pour que \(x \geqslant 0\), il suffit que \(x \geqslant 1\).
Définition 1.29 (Équivalence)

Soit \(P\) et \(Q\) deux propositions. L’équivalence de \(P\) et \(Q\) est la proposition qui n’est vraie que lorsque \(P\) et \(Q\) ont même valeur de vérité (soit simultanément vraies, soit simultanément fausses). Elle est notée \(P \iff Q\) (qui se lit « \(P\) équivalent à \(Q\) »).

\(P\)\(Q\)\(P \iff Q\)
VVV
VFF
FVF
FFV
Propriété 1.30 (Équivalence et implication)

L’équivalence \(P \iff Q\) a même valeur de vérité que la double implication \(P \implies Q\) et \(Q \implies P\).

Condition nécessaire et suffisante
Soit \(P\) et \(Q\) deux propositions telles que l’équivalence \(P \iff Q\) soit vraie. Alors \(P\) est une condition nécessaire et suffisante de \(Q\) :
« il faut et il suffit que \(P\) soit vraie pour que \(Q\) soit vraie » ou encore « \(P\) est vraie si et seulement si \(Q\) est vraie ».

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Quantificateurs

Définition 1.31 (Quantificateurs universel / existentiel)
  1. L’expression « \(\forall x \in A\) » se lit « quel que soit \(x\) élément de \(A\) » ou « pour tout \(x\) appartenant à \(A\) ».
    La notation \(\forall\) est un A à l’envers ; \(\forall\) est l’initiale de l’allemand Alle.
  2. L’expression « \(\exists x \in A\) » se lit « il existe un élément \(x\) de \(A\) ».
    Dans cette expression, il est sous-entendu « il existe au moins ».
    La notation \(\exists\) est un E retourné ; \(\exists\) est l’initiale de l’allemand Existieren.
Remarque 1.32 (Unicité)

On dit qu’un élément vérifiant une propriété \(P\) dans un ensemble \(E\) est unique si deux éléments vérifiant la propriété \(P\) sont nécessairement égaux, autrement dit : \[ \forall (x_1,x_2) \in E^2,\quad P(x_1)\land P(x_2) \implies x_1=x_2. \] • L’unicité n’implique pas l’existence : quand il y a unicité, soit il y a un unique élément ayant la propriété \(P\), soit il n’y en a pas.
• Le fait qu’il y ait conjointement existence et unicité de l’élément \(x\) vérifiant la propriété \(P\) se symbolise par : \(\exists! x \in E,\ P(x)\).

Exemple 1.34 (Fonction nulle)

Soit \(f:\mathbb{R}\to\mathbb{R}\) une fonction.
On dit que « \(f\) est la fonction nulle » lorsque \(\forall x\in\mathbb{R},\ f(x)=0\).
Par négation, « \(f\) n’est pas la fonction nulle » lorsque \(\exists x\in\mathbb{R},\ f(x)\neq 0\).
Cette dernière proposition ne signifie pas que « \(f\) ne s’annule pas » : \(\forall x\in\mathbb{R},\ f(x)\neq 0\).

Remarque 1.35 (Lien avec les ensembles)

Considérons un ensemble \(E\).

  • Soit \(A\) et \(B\) deux parties de \(E\). Alors :
    La propriété « \(\forall x\in E,\ x\in A \implies x\in B\) » est équivalente à « \(A\subset B\) ».
    La propriété « \(\forall x\in E,\ x\in A \iff x\in B\) » est équivalente à « \(A=B\) ».
  • Soit \(P\) et \(Q\) des prédicats définis sur \(E\) et \(A=\{x\in E:P(x)\}\), \(B=\{x\in E:Q(x)\}\). Alors :
    « \(\forall x\in E,\ P(x)\implies Q(x)\) » \(\iff\) \(A\subset B\) ;
    « \(\forall x\in E,\ P(x)\iff Q(x)\) » \(\iff\) \(A=B\).
Remarque 1.36 (Quantificateurs et ordre)

On ne peut pas permuter deux quantificateurs de natures différentes : \[ \exists x\in A,\ \forall y\in B,\ P(x,y) \] n’est pas équivalente en général à \[ \forall y\in B,\ \exists x\in A,\ P(x,y). \] Dans la première assertion, \(x\) est un élément de \(A\) indépendant de tout \(y\in B\) alors que dans la deuxième, \(x\) est un élément de \(A\) a priori dépendant de \(y\in B\).
Parfois on signale de manière plus explicite cette dépendance : \(\forall y\in B,\ \exists x(y)\in A,\ P\bigl(x(y),y\bigr)\).

Exemples :

  • La propriété \(\forall x\in\mathbb{R},\ \exists n\in\mathbb{N},\ n\geqslant x\) signifie que tout réel admet un majorant entier. Cette propriété est vraie (choisir e.g. \(n=E(x)+1\), \(n\) dépend de \(x\)).
  • La propriété \(\exists n\in\mathbb{N},\ \forall x\in\mathbb{R},\ n\geqslant x\) signifie que tous les réels sont majorés par un certain entier. Cette propriété est fausse puisque \(\mathbb{R}\) est non majoré.

Négation des quantificateurs

  • \(\neg\bigl(\forall x\in A,\ P(x)\bigr) \iff \exists x\in A,\ \neg P(x)\)
  • \(\neg\bigl(\exists x\in A,\ P(x)\bigr) \iff \forall x\in A,\ \neg P(x)\)
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2. Méthodes de raisonnement

Les méthodes ci-dessous permettent de démontrer des assertions en s’appuyant sur la logique des connecteurs et quantificateurs.

Raisonnement direct

Pour démontrer \(P\implies Q\), on suppose \(P\) vraie et l’on en déduit \(Q\) par enchaînement d’implications.

Exemple 2.1 (Axiomes de Peano)

La construction de l’ensemble \(\mathbb{N}\) des entiers naturels de Peano peut être décrite par les cinq axiomes suivants :

  1. L’ensemble \(\mathbb{N}\) contient un élément particulier appelé « zéro ».
  2. Tout entier naturel a un unique successeur qui est un entier naturel.
  3. Zéro n’est le successeur d’aucun entier naturel.
  4. Deux entiers naturels ayant le même successeur sont égaux.
  5. Si un sous-ensemble d’entiers naturels contient zéro et contient le successeur de chacun de ses éléments, alors cet ensemble est \(\mathbb{N}\).
Exemple 2.2

« Tous les humains sont mortels » (tautologie).
Or Socrate est un humain (hypothèse auxiliaire) ;
donc Socrate est mortel (conclusion).

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Raisonnement par disjonction des cas

On partitionne l’univers en cas exhaustifs et l’on prouve la propriété dans chaque cas.

Exemple 2.3 (Diagonale d’un carré)

Soit \(ABCD\) un carré de côté \(a\).
D’après le théorème de Pythagore (tautologie), « dans tout triangle rectangle, le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés » : \(AB^2+BC^2=AC^2\).
Or \(ABCD\) est un carré (hypothèse auxiliaire), donc en particulier le triangle \(ABC\) est rectangle en \(B\) et \(AB=BC=a\).
On en déduit alors (conclusion) que la diagonale \(AC\) du carré vaut \(a\sqrt{2}\).

Exemple 2.4 (Produit de deux entiers consécutifs)

« Pour tout entier \(n\), \(n(n+1)/2\) est un entier. »
Soit \(n\) un entier. Un entier est soit pair soit impair.

  • Si \(n\) est pair, alors \(n=2p\) avec \(p\) entier. On a \(n(n+1)/2=p(2p+1)\) qui est entier.
  • Si \(n\) est impair, alors \(n=2p+1\) avec \(p\) entier. On a \(n(n+1)/2=(p+1)(2p+1)\) qui est entier.
Exemple 2.5 (Valeur absolue et inégalités)

Fixons un réel positif \(a\).
« \(\forall x\in\mathbb{R},\ (|x|\leqslant a) \iff (-a\leqslant x\leqslant a)\). »

Soit \(x\) un réel. Un réel est positif ou négatif (0 est considéré comme étant positif et négatif).

  1. Supposons \(|x|\leqslant a\).
    • Si \(x\geqslant 0\), alors \(|x|=x\) donc \(0\leqslant x\leqslant a\). Or \(-a\leqslant 0\), donc \(-a\leqslant x\leqslant a\).
    • Si \(x\leqslant 0\), alors \(|x|=-x\) donc \(-a\leqslant x\leqslant 0\). Or \(a\geqslant 0\), donc \(-a\leqslant x\leqslant a\).
  2. Supposons réciproquement \(-a\leqslant x\leqslant a\).
    • Si \(x\geqslant 0\), alors \(|x|=x\) donc \(|x|\leqslant a\).
    • Si \(x\leqslant 0\), alors \(|x|=-x\) donc \(-|x|\geqslant -a\), soit encore \(|x|\leqslant a\).
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Raisonnement par contraposition

Pour démontrer \(P\implies Q\), on démontre la contraposée \(\neg Q\implies\neg P\) (logiquement équivalente).

Exemple 2.6 (Carré et parité)
  1. « Pour tout entier \(n\), si \(n^2\) est impair, alors \(n\) est impair. »
    La contraposée s’énonce selon : « si \(n\) est pair, alors \(n^2\) est pair. » Cette dernière est vraie. En effet : si \(n\) est pair, alors \(n=2p\) avec \(p\) entier. Le carré \(n^2=4p^2\) est effectivement pair. D’où la véracité de l’assertion initiale.
  2. « Pour tout entier \(n\), si \(n^2\) est pair, alors \(n\) est pair. »
    La contraposée s’énonce selon : « si \(n\) est impair, alors \(n^2\) est impair. » Cette dernière est vraie. En effet : si \(n\) est impair, alors \(n=2p+1\) avec \(p\) entier. Le carré \(n^2=4p^2+4p+1=2(2p^2+2p)+1\) est effectivement impair. D’où la véracité de l’assertion initiale.
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Raisonnement par l’absurde

Pour démontrer qu’une proposition est vraie, on suppose son contraire et l’on montre que cela contredit une proposition vraie.

Exemple 2.7 (Irrationalité de \(\sqrt{2}\), infinité des nombres premiers)
  1. « Le nombre \(\sqrt{2}\) est un irrationnel. » Supposons le contraire, i.e. \(\sqrt{2}\) est rationnel.
    • Le nombre \(\sqrt{2}\) s’écrirait sous la forme \(p/q\) avec \(p,q\) deux entiers premiers entre eux.
    • Par définition de \(\sqrt{2}\), on aurait \(p^2/q^2=2\), soit encore \(p^2=2q^2\).
    • Donc \(p^2\) serait pair, et d’après l’exemple 2.6, \(p\) serait pair.
    • On pourrait donc écrire \(p=2p'\) pour un entier \(p'\) et l’on aurait ensuite \(q^2=2p'^2\).
    • Ainsi \(q^2\) serait pair, et d’après l’exemple 2.6, \(q\) serait pair.
    • Finalement, \(p\) et \(q\) seraient simultanément pairs alors qu’ils étaient premiers entre eux. D’où une contradiction. L’hypothèse « \(\sqrt{2}\) est rationnel » était donc fausse.
  2. « Il y a une infinité de nombres premiers. » Supposons le contraire, i.e. qu’il n’y aurait qu’un nombre fini \(n\) de nombres premiers. Notons-les \(p_1,p_2,\dots,p_n\).
    • Considérons alors le nombre \(P=p_1p_2\dots p_n+1\).
    • Par construction, \(P\) serait strictement supérieur à 1 et ne serait divisible par aucun nombre premier. \(P\) serait ainsi un nombre premier différent de \(p_1,\dots,p_n\).
    • Il y aurait alors au moins \(n+1\) nombres premiers. D’où une contradiction. L’hypothèse « il n’y a qu’un nombre fini de nombres premiers » était donc fausse.
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Raisonnement par contre-exemple

Pour réfuter \(\forall x,\ P(x)\), il suffit d’exhiber un \(a\) tel que \(\neg P(a)\).

Exemple 2.8 (Parité / imparité d’une fonction)

Rappelons la définition de fonctions paires, impaires.

  • Une fonction \(f\) est paire lorsque (1) \(D_f\) est symétrique par rapport à 0 ; (2) \(\forall x\in D_f,\ f(-x)=f(x)\).
  • Une fonction \(f\) est impaire lorsque (1) \(D_f\) est symétrique par rapport à 0 ; (2) \(\forall x\in D_f,\ f(-x)=-f(x)\).

Considérons la fonction réelle \(f\) définie par : \(\forall x\in\mathbb{R},\ f(x)=3x^2-x\).
Montrons que \(f\) n’est ni paire ni impaire.
On a \(f(1)=2\) et \(f(-1)=4\).

  1. On a \(\exists x\in D_f,\ f(-x)\neq f(x)\) (contre-exemple \(x=1\)), donc \(f\) n’est pas paire.
  2. On a \(\exists x\in D_f,\ f(-x)\neq -f(x)\) (contre-exemple \(x=1\)), donc \(f\) n’est pas impaire.
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Raisonnement par récurrence

Pour démontrer \(\forall n\geqslant n_0,\ P(n)\) :

  1. Initialisation : vérifier \(P(n_0)\).
  2. Hérédité : montrer \(\forall k\geqslant n_0,\ (P(k)\implies P(k+1))\).
  3. Conclusion : \(\forall n\geqslant n_0,\ P(n)\).

Variantes : récurrence forte, double, etc.

Exemple 2.9 (Somme des premiers entiers)

« Pour tout entier \(n\geqslant 1\), \(\displaystyle\sum_{k=1}^n k = \dfrac{n(n+1)}{2}\). »

Pour \(n\geqslant 1\), notons \(P(n)\) la propriété : \(\sum_{k=1}^n k = n(n+1)/2\).

Initialisation : pour \(n=1\), \(\sum_{k=1}^1 k=1\) et \(1\cdot 2/2=1\). Ainsi \(P(1)\) est vraie.

Hérédité : Soit \(i\geqslant 1\). Supposons \(P(i)\) vraie, i.e. \(\sum_{k=1}^i k=i(i+1)/2\).
Montrons que \(P(i+1)\) est vraie : \[ \sum_{k=1}^{i+1} k = \sum_{k=1}^i k + (i+1) = \frac{i(i+1)}{2} + (i+1) = \frac{i^2+3i+2}{2} = \frac{(i+1)(i+2)}{2}. \] Ainsi \(P(i+1)\) est vraie. La propriété est donc héréditaire.

On en conclut par récurrence que pour tout entier \(n\geqslant 1\), \(P(n)\) est vraie.

Exemple 2.10 (Somme des premiers cubes)

« Pour tout entier \(n\geqslant 1\), \(\displaystyle\sum_{k=1}^n k^3 = \Bigl(\sum_{k=1}^n k\Bigr)^2\). »

Pour \(n\geqslant 1\), notons \(P(n)\) la propriété : \(\sum_{k=1}^n k^3 = \bigl(\sum_{k=1}^n k\bigr)^2\).

Initialisation : pour \(n=1\), \(\sum k^3=1\) et \(\bigl(\sum k\bigr)^2=1\). Ainsi \(P(1)\) est vraie.

Hérédité : Soit \(i\geqslant 1\). Supposons \(P(i)\) vraie. Montrons \(P(i+1)\). On a \[ \sum_{k=1}^{i+1} k^3 = \sum_{k=1}^i k^3 + (i+1)^3 = \Bigl(\sum_{k=1}^i k\Bigr)^2 + (i+1)^3. \] D’après l’exemple 2.9, \(\sum_{k=1}^i k = i(i+1)/2\), donc \[ \sum_{k=1}^{i+1} k^3 = \Bigl(\frac{i(i+1)}{2}\Bigr)^2 + (i+1)^3 = (i+1)^2\Bigl(\frac{i^2}{4}+i+1\Bigr) = \Bigl(\frac{(i+1)(i+2)}{2}\Bigr)^2 = \Bigl(\sum_{k=1}^{i+1} k\Bigr)^2. \] Ainsi \(P(i+1)\) est vraie. On conclut par récurrence.

Exemple 2.10 (suite) — Illustration géométrique

Chaque gros cube contient \(1,2^3,3^3,\dots,n^3\) cubes unités répartis sur \(1,2,3,\dots,n\) plaques carrées, chacune composant les équerres-talons.

Figure — Gros cubes de côtés \(1,2,3,4,5\) contenant respectivement \(1^3,2^3,3^3,4^3,5^3\) cubes unités

Figure — Les \(1,2,\dots,n\) plaques carrées de chaque cube, mises bout à bout en escalier, forment les équerres-talons du grand carré

• Lorsque le nombre de plaques est impair (\(2p+1\)) : \(p\) plaques superposées (resp. juxtaposées en ligne) constituent la hauteur (resp. largeur) de l’équerre, 1 dernière plaque réalise l’angle de l’équerre.
• Lorsque le nombre de plaques est pair (\(2p\)) : \(p-1\) plaques superposées en hauteur (resp. juxtaposées en ligne) constituent la hauteur (resp. largeur) de l’équerre, 1 plaque réalise l’angle, 1 dernière plaque est divisée en deux et complète les extrémités.

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Raisonnement par analyse-synthèse

Deux étapes :

  1. Analyse : on raisonne sur une hypothétique solution et l’on accumule des conditions nécessaires.
  2. Synthèse : on examine les candidats et l’on vérifie lesquels sont réellement solutions.
Exemple 2.11 (Une équation irrationnelle)

Résolution sur \(\mathbb{R}\) de l’équation \(x = \sqrt{x+2}\).

Analyse : en élevant au carré, on a nécessairement \(x^2 - x - 2 = 0\). Les solutions de cette dernière équation sont \(-1\) et \(2\).
Synthèse : on vérifie si les candidats ainsi obtenus sont solutions de l’équation initiale : \(2\) convient, mais pas \(-1\).

• Dans l’analyse, on raisonne par conditions nécessaires. Si une équation \((E_1)\) entraîne une équation \((E_2)\), alors l’ensemble des solutions \(S_1\) de \((E_1)\) est contenu dans l’ensemble des solutions \(S_2\) de \((E_2)\) : si \((E_1)\implies(E_2)\), alors \(S_1\subset S_2\).
• La synthèse consiste à vérifier quels éléments de \(S_2\) sont dans \(S_1\).

Exemple 2.12 (Parties paire et impaire d’une fonction)

« Toute fonction définie sur \(\mathbb{R}\) est la somme d’une fonction paire et d’une fonction impaire. »

Exemples :

  • Pour le polynôme \(f(x)=ax^4+bx^3+cx^2+dx+e\), les parties paires et impaires sont \(p(x)=ax^4+cx^2+e\) et \(i(x)=bx^3+dx\).
  • Pour l’exponentielle, les parties paires et impaires sont respectivement le cosinus hyperbolique \(\mathrm{ch}(x)=\frac12(e^x+e^{-x})\) et le sinus hyperbolique \(\mathrm{sh}(x)=\frac12(e^x-e^{-x})\).
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Annexe A — Théorie des ensembles

Définition A.1
  1. Un ensemble est une collection d’objets appelés éléments de l’ensemble. On dit que ces éléments appartiennent à l’ensemble.
  2. La notation « \(x\in E\) » signifie « \(x\) appartient à l’ensemble \(E\) ». La notation « \(x\notin E\) » signifie « \(x\) n’appartient pas à l’ensemble \(E\) ».
  3. Un ensemble peut être défini de deux façons : en extension (lorsqu’on cite ses éléments) ou en compréhension (lorsqu’il réunit des éléments vérifiant une certaine propriété).
  4. L’ensemble vide est un ensemble qui ne contient aucun élément. On le note \(\emptyset\).
Exemple A.2
  • Description en extension : \(A=\{1,2,3,4,5\}\). Convention : on écrit tous les éléments entre deux accolades séparés par des virgules. L’ordre n’a pas d’importance, et lorsque plusieurs éléments sont identiques, on ne les écrit qu’une seule fois. Par exemple \(\{1,2\}=\{2,1\}\) et \(\{1,1\}=\{1\}\).
  • Description en compréhension : \(A=\{x\in\mathbb{N}^* : x\leqslant 5\}\).
  • Dans \(\mathbb{R}\), l’intervalle \([a,b]\) est l’ensemble écrit en compréhension selon \(\{x\in\mathbb{R}:a\leqslant x\leqslant b\}\).
Exemple A.3 (Diagramme de Venn)

Soit \(A=\{1,2,3,4,5\}\) et \(B=\{3,4\}\).

Figure — Représentation des ensembles \(A=\{1,2,3,4,5\}\) et \(B=\{3,4\}\), avec \(B\subset A\)

Définition A.4

Lorsqu’un ensemble \(E\) est fini, le nombre d’éléments qu’il contient est appelé son cardinal. On le note \(\mathrm{Card}(E)\) ou \(\#E\).
Convention : lorsque \(E\) est infini, on pose \(\mathrm{Card}(E)=+\infty\).

Exemple A.5
  • \(\mathrm{Card}(\emptyset)=0\), \(\mathrm{Card}(\{\emptyset\})=1\).
  • \(\mathrm{Card}\{1,2,3,4,5\}=5\).
  • \(\mathrm{Card}(\mathbb{N})=+\infty\), \(\mathrm{Card}(\mathbb{R})=+\infty\).
Remarque A.6

Ne pas confondre \(\emptyset\) et \(\{\emptyset\}\).

Définition A.7 (Égalité, inclusion)
  • Deux ensembles sont égaux si et seulement s’ils contiennent les mêmes éléments.
  • Soit \(A\) et \(B\) deux ensembles. On dit que \(A\) est inclus dans \(B\) si tout élément de \(A\) est élément de \(B\). On dit aussi que \(A\) est un sous-ensemble de \(B\), ou une partie de \(B\). On note alors \(A\subset B\). On rencontre parfois la notation \(A\subseteq B\).
Remarque A.8
  • Si \(A=B\) alors \(A\subset B\).
  • Ne pas confondre « appartient » et « est inclus ». Par exemple, on peut écrire \(3\in\{3,4\}\) et \(\{3\}\subset\{3,4\}\) mais pas \(\{3\}\in\{3,4\}\).
Propriété A.9 (Égalité et inclusion)

Soit \(A\) et \(B\) deux ensembles. \(A=B\) équivaut à \(A\subset B\) et \(B\subset A\).

Propriété A.10 (Inclusions en chaîne)

Si \(A\subset B\) et \(B\subset C\) alors \(A\subset C\).

Exemple A.11 (Ensembles de numération)

Pour les ensembles de numération usuels, on a les inclusions suivantes : \(\mathbb{N}\subset\mathbb{Z}\subset\mathbb{Q}\subset\mathbb{R}\subset\mathbb{C}\).

Figure — Ensembles de nombres emboîtés \(\mathbb{N}\subset\mathbb{Z}\subset\mathbb{Q}\subset\mathbb{R}\subset\mathbb{C}\)

Définition A.12 (Complémentaire)

Soit \(A\) un sous-ensemble de \(E\). On appelle complémentaire de \(A\) dans \(E\) l’ensemble formé des éléments de \(E\) qui n’appartiennent pas à \(A\). On le note \(\complement_E A\), ou, s’il n’y a pas d’ambiguïté, \(A^c\) ou encore \(\overline{A}\).

Figure — À gauche : l'ensemble \(A\) (en rouge) ; à droite : son complémentaire \(\complement_E A\) (en rouge)

Exemple A.13
  1. Dans \(\mathbb{R}\), on a \(\complement]-\infty,a] = ]a,+\infty[\) et \(\complement]-\infty,a[ = [a,+\infty[\).
  2. Dans \(\mathbb{Z}\), notons \(P\) (resp. \(I\)) le sous-ensemble des nombres pairs (resp. impairs). On a \(\complement P = I\) et \(\complement I = P\).
Propriété A.15 (Complémentaire et cardinal)

Si le référentiel \(E\) est un ensemble fini et \(A\) un sous-ensemble de \(E\) : \[ \mathrm{Card}(\complement_E A) = \mathrm{Card}(E) - \mathrm{Card}(A). \]

Exemple A.16

Soit \(E=\{1,2,3,4,5\}\) un référentiel et \(A=\{1,2,5\}\) et \(B=\{1,2,3,5\}\) deux parties de \(E\).
• On a \(\complement A=\{3,4\}\) et \(\complement B=\{4\}\). On constate que \(\complement A\subset\complement B\) et \(\complement B\subset\complement A\).
Puis \(\complement(\complement A)=A\) et \(\complement(\complement B)=B\).
• \(\mathrm{Card}(E)=5\). Concernant \(A\) : \(\mathrm{Card}(A)=3\) et \(\mathrm{Card}(\complement A)=2=\mathrm{Card}(E)-\mathrm{Card}(A)\). Idem pour \(B\).

Définition A.17 (Réunion)

Soit \(A\) et \(B\) deux ensembles. La réunion de \(A\) et \(B\), notée \(A\cup B\) (qui se lit « \(A\) union \(B\) ») est l’ensemble formé des éléments appartenant à \(A\) ou (inclusif) à \(B\).

Figure — Réunion \(A\cup B\) (en rouge)

Exemple A.18
  1. Dans \(\mathbb{R}\), on a \(\mathbb{R}_-\cup\mathbb{R}_+=\mathbb{R}\) et \(\mathbb{R}^*_-\cup\mathbb{R}^*_+=\mathbb{R}^*\).
  2. Dans \(\mathbb{Z}\), on a \(P\cup I=\mathbb{Z}\).
Propriétés A.19
  • \(A\subset A\cup B\) ;
  • si \(A\subset B\) alors \(A\cup B=B\) (et réciproquement) ;
  • \(A\cup\emptyset=A\) ; \(A\cup A=A\) ; \(A\cup\overline{A}=E\) si \(E\) est le référentiel ;
  • \(A\cup B=B\cup A\) (commutativité) ;
  • \(A\cup(B\cup C)=(A\cup B)\cup C\) (associativité). Dans ce cas, on écrira plus simplement \(A\cup B\cup C\).

Figure — Réunion \(A\cup B\cup C\) (en rouge)

Définition A.20 (Intersection)

Soit \(A\) et \(B\) deux ensembles. L’intersection de \(A\) et \(B\) notée \(A\cap B\) (qui se lit « \(A\) inter \(B\) ») est l’ensemble formé des éléments appartenant à \(A\) et à \(B\).
Lorsque \(A\cap B=\emptyset\), on dit que \(A\) et \(B\) sont disjoints.

Figure — Intersection \(A\cap B\) (en rouge)

Exemple A.21
  1. Dans \(\mathbb{R}\), on a \(\mathbb{R}_-\cap\mathbb{R}_+=\{0\}\) et \(\mathbb{R}^*_-\cap\mathbb{R}^*_+=\emptyset\).
  2. Dans \(\mathbb{Z}\), on a \(P\cap I=\emptyset\).
Exemple A.24

Dans \(\mathbb{R}\), pour tout réel positif \(a\), on a \(\complement[-a,a] = ]-\infty,-a[ \cup ]a,+\infty[\).

Remarque A.25

L’intersection est prioritaire sur la réunion, c’est-à-dire : \(A\cap B\cup C = (A\cap B)\cup C\) et non \(A\cap(B\cup C)\).

Propriétés A.22
  • \(A\cap B\subset A\) ;
  • si \(A\subset B\) alors \(A\cap B=A\) (et réciproquement) ;
  • \(A\cap\emptyset=\emptyset\) ; \(A\cap A=A\) ; \(A\cap\overline{A}=\emptyset\) ;
  • \(A\cap B=B\cap A\) (commutativité) ;
  • \(A\cap(B\cap C)=(A\cap B)\cap C\) (associativité). Dans ce cas, on écrira plus simplement \(A\cap B\cap C\).

Figure — Intersection \(A\cap B\cap C\) (en rouge)

Propriété A.23 (Relations entre réunion, intersection et complémentaire)
  • Distributivité de l'intersection sur la réunion : \(A\cap(B\cup C)=(A\cap B)\cup(A\cap C)\) ;
  • Distributivité de l'union sur l'intersection : \(A\cup(B\cap C)=(A\cup B)\cap(A\cup C)\) ;
  • Lois de De Morgan : \(\overline{A\cup B}=\overline{A}\cap\overline{B}\) et \(\overline{A\cap B}=\overline{A}\cup\overline{B}\).

Figure — À gauche \(A\cap(B\cup C)\), à droite \(A\cup(B\cap C)\) (en rouge)

Figure — À gauche \(\overline{A\cup B}=\overline{A}\cap\overline{B}\) ; à droite \(\overline{A\cap B}=\overline{A}\cup\overline{B}\) (complémentaire en rouge)

Propriété A.26 (Réunion, intersection et cardinal)

Si \(A\) et \(B\) sont des ensembles finis : \[ \mathrm{Card}(A\cup B) = \mathrm{Card}(A)+\mathrm{Card}(B)-\mathrm{Card}(A\cap B). \] Si de plus \(A\) et \(B\) sont disjoints : \[ \mathrm{Card}(A\cup B) = \mathrm{Card}(A)+\mathrm{Card}(B). \]

Exemple A.27

Soit \(A=\{1,4,5\}\) et \(B=\{1,2,3,5\}\).
D’une part : \(A\cup B=\{1,2,3,4,5\}\) et \(A\cap B=\{1,5\}\).
D’autre part : \(\mathrm{Card}(A)=3\), \(\mathrm{Card}(B)=4\), \(\mathrm{Card}(A\cup B)=5\), \(\mathrm{Card}(A\cap B)=2\).
On vérifie que l’on a bien \(\mathrm{Card}(A\cup B)=\mathrm{Card}(A)+\mathrm{Card}(B)-\mathrm{Card}(A\cap B)\).

Définition A.28 (Différence)

Soit \(A\) et \(B\) deux ensembles. La différence de \(A\) et \(B\), notée \(A\setminus B\) (qui se lit « \(A\) moins \(B\) ») est l’ensemble formé des éléments appartenant à \(A\) qui n’appartiennent pas à \(B\).

Figure — Différence \(A\setminus B\) (en rouge)

Exemple A.29
  1. Dans \(\mathbb{R}\), on a \(\mathbb{R}\setminus\{0\}=\mathbb{R}^*\) et \([a,b]\setminus\{a,b\}=]a,b[\).
  2. Dans \(\mathbb{Z}\), on a \(\mathbb{Z}\setminus P=I\).
Propriété A.31 (Différence et cardinal)

Si \(A\) et \(B\) sont des ensembles finis : \[ \mathrm{Card}(A\setminus B)=\mathrm{Card}(A)-\mathrm{Card}(A\cap B). \] Si de plus \(B\subset A\) : \[ \mathrm{Card}(A\setminus B)=\mathrm{Card}(A)-\mathrm{Card}(B). \]

Exemple A.32

Soit \(A=\{1,4,5\}\) et \(B=\{1,2,3,5\}\).
D’une part : \(A\setminus B=\{4\}\) et \(A\cap B=\{1,5\}\).
D’autre part : \(\mathrm{Card}(A)=3\), \(\mathrm{Card}(A\setminus B)=1\), \(\mathrm{Card}(A\cap B)=2\).
On vérifie que l’on a bien \(\mathrm{Card}(A\setminus B)=\mathrm{Card}(A)-\mathrm{Card}(A\cap B)\).

Définition A.33 (Différence symétrique — facultatif)

Soit \(A\) et \(B\) deux ensembles. La différence symétrique de \(A\) et \(B\), notée \(A\Delta B\) (qui se lit « \(A\) delta \(B\) ») est l’ensemble formé des éléments appartenant soit à \(A\) soit à \(B\), mais pas aux deux simultanément. On a \[ A\Delta B = (A\cup B)\setminus(A\cap B) = (A\setminus B)\cup(B\setminus A). \]

Figure — Différence symétrique \(A\Delta B\) (en rouge)

Exemple A.34

Dans \(\mathbb{R}\), si \(a<c<b<d\), \([a,b]\Delta[c,d]=[a,c[\cup]b,d]\).

Définition A.37 (Produit cartésien)

Soit \(A\) et \(B\) deux ensembles. On appelle produit cartésien de \(A\) et \(B\) l’ensemble des couples d’éléments de \(A\) et de \(B\), pris dans cet ordre. On le note \(A\times B\) et on lit « \(A\) croix \(B\) ». \[ A\times B = \bigl\{(a,b)\mid a\in A\text{ et }b\in B\bigr\}. \]

Exemple A.38
  • Si \(A=\{1,2,3\}\) et \(B=\{a,b\}\), alors \(A\times B=\{(1,a),(1,b),(2,a),(2,b),(3,a),(3,b)\}\).
  • Pour dire \(x\geqslant 0\) et \(y\leqslant 0\), on peut noter \((x,y)\in\mathbb{R}_+\times\mathbb{R}_-\).
Remarque A.39
  • \(A\times A\) se note aussi \(A^2\) ; par exemple, \(\mathbb{R}^2=\bigl\{(x,y)\mid x\in\mathbb{R}\text{ et }y\in\mathbb{R}\bigr\}\).
  • Ne pas confondre couple et paire. La notation \((a,b)\) désigne un couple alors que la notation \(\{a,b\}\) désigne, lorsque \(a\neq b\), un ensemble à deux éléments. Dans un couple, l’ordre d’écriture est important : lorsque \(a\neq b\), \((a,b)\) et \((b,a)\) sont des couples distincts. On peut également considérer le couple \((a,a)\) qui ne se simplifie pas en \(a\). Dans une paire, l’ordre d’écriture n’a pas d’importance : lorsque \(a\neq b\), \(\{a,b\}=\{b,a\}\). De plus, lorsque \(a=b\), on n’écrit qu’une seule fois \(a\) : \(\{a,a\}=\{a\}\).
Propriété A.40 (Produit et cardinal)

Si \(A\) et \(B\) sont des ensembles finis : \[ \mathrm{Card}(A\times B)=\mathrm{Card}(A)\times\mathrm{Card}(B). \]

Définition A.41 (Produit cartésien de \(n\) ensembles)

Soit \(n\in\mathbb{N}^*\) et \(A_1,A_2,\dots,A_n\) des ensembles. On appelle produit cartésien de \(A_1,A_2,\dots,A_n\) l’ensemble des \(n\)-uplets d’éléments de \(A_1,A_2,\dots,A_n\), pris dans cet ordre. On le note \(A_1\times A_2\times\cdots\times A_n\). \[ A_1\times A_2\times\cdots\times A_n = \bigl\{(a_1,a_2,\dots,a_n)\mid a_1\in A_1,\ a_2\in A_2,\ \dots,\ a_n\in A_n\bigr\}. \]

Exemple A.42

Lorsque les \(n\) ensembles \(A_1,A_2,\dots,A_n\) sont identiques à \(A\), le produit cartésien \(A\times A\times\cdots\times A\) se note aussi \(A^n\).
Par exemple, \(\mathbb{R}^n=\bigl\{(x_1,x_2,\dots,x_n)\mid x_1\in\mathbb{R},\dots,x_n\in\mathbb{R}\bigr\}\). Cet ensemble est le modèle fondamental d’espace vectoriel de dimension \(n\) en algèbre linéaire.

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Tous les cours théoriques sont gratuits, du secondaire à l'Espace Universitaire (Physique, Chimie, Mathématiques, Biologie, L1 à M2). Les Travaux Dirigés, les devoirs corrigés, l'accès aux concours (annales et corrigés), la prépa examen chronométrée et le chat avec Dart (30 min/jour) sont inclus dans les trois forfaits payants (Journalier, Mois, Annuel) : ils ne diffèrent que par leur durée et leur nombre de corrections IA par jour (2 pour le Journalier, 3 pour le Mois, 5 pour l'Annuel). Le tableau de bord de suivi de progression reste accessible gratuitement à tout compte créé.
L'Espace Universitaire couvre-t-il d'autres filières que Physique-Chimie ?
Oui. L'Espace Universitaire couvre désormais quatre filières scientifiques (Physique, Chimie, Mathématiques et Biologie) réparties sur cinq niveaux : Licence 1, Licence 2, Licence 3, Master 1 et Master 2.
Cadre légal

Conditions Générales d'Utilisation

Dernière mise à jour : 8 juillet 2026

1. Objet

Les présentes Conditions Générales d'Utilisation (« CGU ») régissent l'accès et l'utilisation de la plateforme Campus BF (le « Service »), éditée à destination des élèves, étudiants et enseignants du Burkina Faso. En créant un compte ou en utilisant le Service, l'utilisateur accepte sans réserve les présentes CGU.

2. Accès au Service

Les cours théoriques du secondaire et de l'Espace Universitaire (Physique, Chimie, Mathématiques, Biologie, Licence 1 à Master 2) sont accessibles librement, sans création de compte. La création d'un compte est nécessaire pour accéder au tableau de bord de suivi, aux Travaux Dirigés, aux devoirs corrigés, aux sujets d'examen, aux concours, aux prépa examen chronométrés, à l'assistant Dart (Correction IA) et au téléchargement hors-ligne. Certaines fonctionnalités sont réservées aux membres de l'offre Premium, décrite sur la page Tarifs.

3. Compte utilisateur

L'utilisateur s'engage à fournir des informations exactes lors de son inscription et à maintenir la confidentialité de ses identifiants. Il est seul responsable de toute activité effectuée depuis son compte. Campus BF se réserve le droit de suspendre ou clôturer un compte en cas d'usage frauduleux, de non-respect des présentes CGU, ou de comportement portant atteinte au Service ou à ses autres utilisateurs.

4. Assistant Dart (Correction IA)

Dart est un assistant pédagogique basé sur l'intelligence artificielle, permettant la génération d'exercices, d'prépa examen et la correction de copies (texte ou photo). Les corrections, notes et exercices produits par Dart sont générés automatiquement et fournis à titre d'aide à la révision : ils ne remplacent pas l'évaluation d'un enseignant et peuvent, comme tout système automatisé, comporter des erreurs. L'utilisateur reste seul responsable de la vérification des informations avant tout usage académique déterminant (examen officiel, concours). Les copies et réponses soumises à Dart peuvent être traitées par des services tiers de traitement du langage dans le seul but de fournir la correction demandée.

5. Contenu et propriété intellectuelle

L'ensemble des cours, fiches, sujets d'examen, corrigés, textes, illustrations et éléments graphiques du Service sont protégés par le droit de la propriété intellectuelle et demeurent la propriété de Campus BF ou de ses partenaires pédagogiques. Toute reproduction, redistribution ou exploitation commerciale de ces contenus, en dehors d'un usage personnel et non commercial dans le cadre de la révision de l'utilisateur, est interdite sans autorisation écrite préalable. Les fichiers PDF téléchargés dans l'Espace Hors-ligne sont réservés à un usage personnel.

6. Abonnement Premium et paiement

L'accès aux fonctionnalités Premium est soumis à un abonnement payant, dont les tarifs et modalités sont précisés sur la page Tarifs au moment de la souscription. Le paiement s'effectue selon les moyens proposés sur la plateforme. Sauf mention contraire au moment de l'achat, les sommes versées ne sont pas remboursables une fois l'accès Premium activé. Campus BF se réserve le droit de modifier ses tarifs, moyennant information préalable des utilisateurs concernés.

7. Obligations de l'utilisateur

L'utilisateur s'engage à utiliser le Service conformément à sa destination pédagogique, à ne pas tenter de contourner les protections techniques du Service, à ne pas usurper l'identité d'un tiers, et à ne pas diffuser de contenu illicite, offensant ou portant atteinte aux droits d'autrui via les zones interactives du Service (réponses soumises à Dart, commentaires le cas échéant).

8. Données personnelles

Campus BF collecte et traite les données nécessaires à la fourniture du Service (identifiants de compte, progression pédagogique, copies soumises à Dart) dans le respect de la réglementation applicable en matière de protection des données personnelles. Le détail des données collectées, de leurs finalités et de vos droits est précisé dans notre Politique de confidentialité.

9. Disponibilité et responsabilité

Campus BF met en œuvre les moyens raisonnables pour assurer la disponibilité et la fiabilité du Service, sans garantir une disponibilité continue et sans interruption. Campus BF ne saurait être tenue responsable des interruptions liées à la maintenance, à des cas de force majeure, ou à des dysfonctionnements des services tiers utilisés par la plateforme (hébergement, intelligence artificielle, paiement).

10. Résiliation

L'utilisateur peut à tout moment cesser d'utiliser le Service et demander la suppression de son compte. Campus BF peut résilier l'accès d'un utilisateur en cas de violation avérée des présentes CGU, après notification lorsque les circonstances le permettent.

11. Modification des CGU et contact

Campus BF peut modifier les présentes CGU à tout moment ; la version en vigueur est celle publiée sur cette page, avec sa date de dernière mise à jour. Il est recommandé à l'utilisateur de la consulter régulièrement. Pour toute question relative aux présentes CGU, l'utilisateur peut contacter Campus BF par téléphone au +226 75 27 51 42, par WhatsApp, ou par courriel à contact@ecampusbf.com.

12. Droit applicable

Les présentes CGU sont soumises au droit burkinabè. Tout litige relatif à leur interprétation ou à leur exécution relève, à défaut de résolution amiable, des juridictions compétentes du Burkina Faso.

Cadre légal

Politique de confidentialité

Dernière mise à jour : 8 juillet 2026

1. Données collectées

Lors de la création d'un compte ou de l'utilisation du Service, Campus BF collecte : votre prénom, nom, numéro de téléphone et adresse e-mail ; votre rôle (élève, parent ou enseignant) et votre classe ou niveau ; votre progression pédagogique (chapitres consultés, résultats aux prépa examen) ; les copies, textes ou photos que vous soumettez à l'assistant Dart pour correction ; et, lors d'un paiement Premium, la référence de la transaction Mobile Money associée à votre demande.

2. Finalités du traitement

Ces données sont utilisées pour créer et gérer votre compte, vous donner accès aux fonctionnalités Premium que vous avez souscrites, assurer le suivi de votre progression pédagogique, générer les corrections et exercices de l'assistant Dart, répondre à vos demandes auprès de notre équipe, et améliorer la qualité du Service.

3. Destinataires des données

Vos données sont accessibles à l'équipe Campus BF et à ses prestataires techniques, dans la stricte mesure nécessaire au fonctionnement du Service : hébergement et base de données (Google Firebase), traitement des copies soumises à l'assistant Dart par des services tiers de traitement du langage, et opérateurs de Mobile Money (Orange Money, Moov Money, Coris Money) pour le seul traitement des paiements Premium. Ces données ne sont ni vendues ni cédées à des fins commerciales tierces.

4. Publicité et cookies

Sur les pages consultées par un visiteur ou un compte non-Premium, Google AdSense peut afficher des publicités et déposer des cookies à cette fin. Un compte Premium confirmé ne voit jamais de publicité et n'est donc soumis à aucun cookie publicitaire, sur aucune page du Service.

5. Durée de conservation

Vos données sont conservées pendant toute la durée d'utilisation de votre compte. En cas de demande de suppression de compte, elles sont supprimées ou anonymisées dans un délai raisonnable, sous réserve des durées de conservation imposées par la réglementation applicable (notamment en matière de paiement).

6. Vos droits

Vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ces droits, contactez Campus BF par téléphone au +226 75 27 51 42, par WhatsApp, ou par courriel à contact@ecampusbf.com.

7. Sécurité

Campus BF met en œuvre des mesures techniques raisonnables (règles d'accès à la base de données, authentification sécurisée) pour protéger vos données contre l'accès non autorisé, la perte ou l'altération.

8. Modification de la politique

La présente politique peut être mise à jour ; la version en vigueur est celle publiée sur cette page, avec sa date de dernière mise à jour.

Cadre légal

Mentions légales

Dernière mise à jour : 8 juillet 2026

1. Éditeur du site

Le site Campus BF (https://ecampusbf.com/) est édité par Younoussa DIAKITE, entrepreneur individuel, joignable par téléphone au +226 75 27 51 42, par WhatsApp, ou par courriel à contact@ecampusbf.com.

2. Directeur de publication

Younoussa DIAKITE, joignable aux mêmes coordonnées.

3. Hébergement

Le Service est hébergé par Google LLC (Firebase Hosting), 1600 Amphitheatre Parkway, Mountain View, CA 94043, États-Unis.

4. Propriété intellectuelle

L'ensemble des contenus du site (cours, textes, illustrations, éléments graphiques, marque « Campus BF ») est protégé par le droit de la propriété intellectuelle, comme précisé à l'article 5 des Conditions Générales d'Utilisation.